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Infos Marine Nationale


oui.gif Remise du fanion de la préparation militaire Marine à Agen nouveau.png  ( compte rendu de Robert Gabarre)

Le 7 décembre 2019 s’est tenue, au sein du 48ème Régiment de transmissions, la cérémonie de présentation au fanion de la Préparation Militaire Marine d’Agen « Commandant Bouan » sous la présidence du contre-amiral Olivier de Stasskapf, commandant de la marine à Bordeaux (COMAR).

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revue de la PMM

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remise du fanion

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la PMM

Le lieutenant-colonel Richard Claus, commandant le 48éme RT , officiait en qualité de maître de cérémonie. Outre une quarantaine de personnes environ représentant les familles des 14 jeunes volontaires pour la PMM, en uniforme et guêtres blanches, l’arme en bandoulière, on notait les présences du LV Richard Agenet délégué départemental du COMAR Bordeaux, des représentants des AAMMAC du 47 : Gérard Régnier, Alex Vezzoni et le porte-drapeau de l’Ammac de Villeneuve-sur-Lot, le porte-drapeau de l’Ammac de Marmande, Pierre Brousse, Robert Gabarre et le porte-drapeau Francis Desmarthon de l’Ammac du Fumélois. Sans oublier la présence d’un quatrième porte-drapeau de l’Union Nationale des Paras du 47 et du président du Souvenir Français de Villeneuve-sur-Lot monsieur Bernard Duperray.

Avant de remettre le fanion à la PMM, le contre-amiral Olivier de Stasskapf, devant les personnalités et l’assemblée félicita solennellement le LV Agenet pour son implication dans la mise sur pied de cette PMM.

Puis vint le moment de la remise du fanion « Commandant Bouan ».

Les 14 volontaires constituant le groupe de filles et de garçons âgés en moyenne de 18/19 ans admis à suivre cette PMM se retrouveront pendant 12 samedis pour s’amariner puis, 3 mois plus tard, passeront le fanion au groupe qui leur succédera.

A l’issue de la cérémonie tous les participants furent conviés à partager le verre de l’amitié pour un moment d’échange convivial.

Le capitaine de vaisseau Jean Adolphe Roger BOUAN est né à Agen le 9 avril 1892 et périt en mer de Norvège le 3 mai 1940

oui.gif Enseignement de défense et parcours de citoyenneté. Impact Marine dans le Lot-et-Garonnenouveau.png

  1. Les dispositifs "Classes Défense et sécurité globales" (CDSG) et "Cadets de la Défense"

Les "Classes Défense et Sécurité Globales" (souvent connues sous l'acronyme CDSG) comme les Cadets de la Défense appartiennent aux mesures mises en oeuvre par le Ministère des Armées dans le cadre de son Plan Égalité des Chances. Ces deux dispositifs contribuent à la mise en oeuvre d'un projet pédagogique et éducatif interdisciplinaire et pluriannuel, en lien avec la défense et la sécurité, souvent dans le cadre d'un partenariat actif entre les jeunes, les classes et une unité militaire.

Les "Classes Défense et Sécurité Globales" et les "Cadets de la Défense" sont deux dispositifs phares du Plan Egalité des chances mis en place par le Ministère des Armées. Tournés vers la jeunesse, ces actions de partenariat participent pleinement aux priorités inscrites dans le protocole interministériel de mai 2016.

Les CDSG comme les Cadets favorisent le lien armées-Nation-jeunesse, renforcent l'enseignement de défense et participent à  la lutte contre le décrochage scolaire.

Le dispositif CDSG

Créées en 2005 dans l'académie de Nice, les CDSG n'ont cessé de se développer. Institutionnalisé et intégré officiellement dans le Protocole interministériel de 2016, le dispositif comprend aujourd'hui près de 300 classes et concerne plus de 6 000 élèves, dont environ 20% en éducation prioritaire. Plus de 200 unités militaires (gendarmerie et Délégations Militaires départementales comprises) parrainent une classe.

Il existe aussi des "classes Sécurité civile" dont les attendus sont similaires mais qui fonctionnent en partenariat avec des unités sous contrôle du ministère de l'Intérieur (police, pompiers, sécurité civile...).

Il n'est pas nécessaire que l'unité marraine soit co-localisée avec l'établissement ou la classe mais il importe de maintenir des liens forts par la visite au moins une fois dans l'année de l'unité, et une participation à des cérémonies patriotiques (8 Mai, 18 Juin, 11 Novembre).

Les CDSG sont une déclinaison concrète du "parcours de citoyenneté" et une traduction de la façon dont l'enseignement de défense peut se faire au collège et au lycée. En s'appuyant sur les programmes - et notamment ceux d'histoire, géographie et EMC - les CDSG sont un outil supplémentaire qui concourt à la formation de la personne et du citoyen, en soulignant le sens de l'engagement dans la durée et en préparant son orientation future.

Les chefs d'établissements et les équipes pédagogiques témoignent d'un impact très positif du dispositif sur les élèves et la classe. Les CDSG apportent, en effet, un cadre structurant et stimulant qui a des effets sur la motivation, le comportement et l'appétence scolaire des élèves. S'appuyant sur un enseignement concret, elles donnent du sens aux apprentissages tout en valorisant l'implication des élèves.

Le dispositif en Lot-et-Garonne

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Le 14 novembre 2019, à l’initiative du trinôme académique (IHEDN, DMD et DASEN), toutes les CDSG du département (une première en France) étaient réunies sur l’aérodrome d’Agen la Garenne aux côtés de leurs unités marraines qui présentaient leurs matériels et les circonstances de leur mise en oeuvre opérationnelle en présence de la préfète, l’OGZDS-SO et du COMAR Bordeaux

Les 250 élèves ont ainsi pu approcher les matériels aériens Rafale Air, Rafale Marine, Caiman Marine, Tigre ALAT et discuter longuement avec les équipages comme avec les opérateurs des nombreux matériels terrestres déployés pour l’occasion

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Le dispositif Cadets de la Défense

A la différence des CDSG, qui s'inscrivent dans le temps scolaire, les Cadets de la Défense sont un dispositif hors-temps scolaire, sur la base du volontariat. Les centres Cadets, au nombre de 26, sont implantés au sein d'unités militaires et proposent à des jeunes âgés de 14 à 16 ans des activités à vocation éducative, ludique, sportive et citoyenne. Ces actions sont encadrées par des militaires d'active ou de réserve et des enseignants volontaires.

Regroupant une trentaine de jeunes qui se portent volontaires et qui sont sélectionnés pour leur motivation à s'inscrire dans ce programme, le dispositif est d'abord un outil de mixité sociale: il réunit des Cadets de différents établissements scolaires en cherchant l'application du principe de parité filles-garçons. Les Cadets portent une tenue uniforme pendant les activités.

Chaque centre Cadets se fonde sur un partenariat entre l'unité militaire et le rectorat. Ce dernier est généralement représenté par le directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN). Le contact initial entre la défense et l'éducation nationale est généralement conduit par le DMD (délégué militaire départemental), représentant de l'institution militaire au niveau du département.

Les Cadets de la Défense sont un dispositif reconnu légalement par la Loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l'égalité et à la citoyenneté.

Le Lot et Garonne ne dispose encore de centre Cadet pour l’instant

Ce dispositif est à distinguer de celui des Cadets de la Sécurité civile institué par la loi n°2004-811 du 13 août 2004 relative à la modernisation de la Sécurité civile

La création des Cadets de la Sécurité civile s'inscrit dans le cadre de la promotion des valeurs de la République et des démarches citoyennes.

Ce dispositif se traduit par un partenariat étroit entre les établissements scolaires et les services d'incendie et de secours, sous couvert, dans chaque département, d’un accord entre le préfet et le directeur académique des services de l'éducation nationale.

En Lot-et-Garonne, une convention entre l’Inspection académique et le SDIS 47 permet d’organiser des classes de cadets de la sécurité civile, choisie comme option par les élèves, au sein de quatre collèges : André-Crochepierre à Villeneuve-sur-Lot, Lucie-Aubrac à Castelmoron, Jean-Rostand à Casteljaloux et Henri de Navarre à Nérac. Au sein de ces classes, les adolescents sont sensibilisés aux comportements de prévention, ce qui doit favoriser leur engagement ultérieur au sein de la sécurité civile.

A noter également que le SDIS 47 développe un axe fort du volontariat parmi les jeunes collégiens et lycéens avec la création des sections des jeunes sapeurs-pompiers (JSP). Quatre sections existent déjà à Duras, Tonneins, Le Passage et Cancon, et deux autres sont en cours de création, à Fumel et Lavardac.

Le JSP bénévole et motivé, est initié aux techniques de lutte contre l’incendie et peut passer le brevet national de jeunes sapeurs-pompiers (BNJSP) qui permet de devenir sapeur-pompier volontaire (SPV) sans avoir à passer une période probatoire, c'est-à-dire une formation initiale.

2 Les préparations militaires « marine »

Les Préparations Militaires Marine (PMM) sont des stages organisés par la marine nationale qui s’inscrivent dans le prolongement du parcours de citoyenneté effectué par les jeunes Français. En complément de la journée défense citoyenneté, elles visent à susciter leur adhésion à l’organisation et aux valeurs des forces armées.

Ouvert aux jeunes gens à partir de 16 ans, ce stage présente l’organisation, la politique et les enjeux de la défense, l’organisation générale de la marine nationale, avec une présentation de ses missions, des moyens matériels dont elle dispose ainsi que des métiers qui sont exercés au quotidien par des milliers d’hommes et de femmes.

Au travers de 12 samedis répartis sur l’année scolaire, il propose, en Nouvelle Aquitaine , dans les centres de Bordeaux, Poitiers, Rochefort, Brive-la-Gaillarde, Angoulême, Bayonne, Pau  et à partir de cette année à Agen, des formations militaires et maritimes théoriques et pratiques telles que :

-          initiation à la manœuvre, à la navigation et à la sécurité en mer,

-          entraînement au maniement d’armes, au tir et aux défilés,

-          initiation à la lutte contre les incendies.

Des cours dispensés par des moniteurs de secourisme permettent aux stagiaires d’obtenir l’attestation de formation aux premiers secours.

Une période bloquée d’une semaine dans un port militaire est l’occasion d’avoir une première expérience de la vie en équipage et, dans la mesure du possible, d’effectuer une sortie en mer.

A l’issue du stage, les stagiaires volontaires et aptes peuvent intégrer la réserve opérationnelle de la Marine, en suivant une formation initiale de réserviste qui leur fera découvrir les métiers de guetteur de la flotte, fusilier, secrétaire militaire ou marin pompier. Ils effectueront ainsi des activités opérationnelles pendant leurs périodes de réserves rémunérées, généralement au cours des vacances scolaires.

Ceux d’entre eux agés de 17 ou 18 ans, pourront postuler pour un engagement pour l’un des trente-cinq métiers que propose la Marine.

Pour les autres, cela représente une première expérience sans obligation avec le milieu militaire. Cela leur permet de recevoir un enseignement de défense et découvrir la Marine.

Dans le Lot-et-Garonne, un centre de Préparation Militaire Marine d’Agen a été ouvert en octobre 2019 et hébergé par le 48ème régiment de transmissions, ce qui permet également aux stagiaires de voir une autre facette des forces armées.

Le 7 décembre a eu lieu la cérémonie officielle de remise du fanion de la Préparation Militaire Marine Commandant Bouan. Présidée par le contre-amiral Olivier de Stasskapf, Commandant de la Marine à Bordeaux, cette cérémonie marque le début de la formation des 14 stagiaires filles et garçons de 18/19 ans, par la remise solennelle de leur fanion, emblème de la Préparation Militaire Marine.

oui.gif Quelques éléments d’actualiténouveau.png

puce.gif L'ordre du jour du Commandant de la Force Barkhane en hommage aux 13 morts pour la France

Le 30 novembre, en guise d'adieu à leurs treize camarades tombés au combat le commandant de la Force Barkhane a prononcé l'ordre du jour n°5  .en hommage aux morts pour la France.  Cliquez surpdf32.gif

puce.gifLe nombre de blessés en opérations reste considérable (d'après un article de  Laurent Ligneau)

Après la dernière tragédie qui a fait 13 victimes  au cours de l'opération Barkhane, ce qui porte à 18 le nombre de morts pour la France en OPEX au cours de l'année 2019, il convient de porter le regard sur le nombre de blessés en opérations.

Interrogé sur le nombre de militaires blessés en OPEX sur les ondes de France Inter, ce 27 novembre, le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA], n’a pas hésité à donner des précisions.

Aujourd’hui, on considère qu’il y a de 250 à 300 blessé par an, en prenant en compte toutes les opérations et toutes les blessures, qu’elles soient physiques ou psychiques.

Cependant, et comme l’ont précisé les députés Médames Khedher et Trastour-Isnart, « la blessure de guerre elle-même ne fait l’objet d’aucune définition législative ou réglementaire et se trouve seulement précisée dans des instructions relatives à l’homologation de la blessure de guerre relevant de chacune des armées. » Et d’ajouter que « l’État-major des armées confirme qu »il n’existe pas de définition générique et partagée de ce qu’est un blessé militaire. Il est par conséquent défini par ses effets [droits acquis…]' ».

Ce qui explique, sans doute, que les chiffres donnés par la revue annuelle du Haut comité d’évaluation de la condition militaire [HCECM] sont différents de ceux avancés par le CEMA, du moins pour les années 2015 et 2017.

En effet, selon l’édition 2018 de cette revue, le « nombre de cas de troubles psychiques en relation avec un événement traumatisant au sein des forces armées et services déclarés pour la première fois » s’était élevé à 196 en 2017, à 370 en 2016 et à 391 en 2015.

Quant aux blessures par armes, la revue du HCECM avait fait état de 29 militaires blessés en 2017, contre 51 en 2016 et 41 en 2015.

Pour l’année en cours, on ignore encore le nombre de primo-déclarations relatives aux troubles de stress post-traumatiques. En revanche, selon les données du Service de santé des armées [SSA] reprises par les deux députés, au 19 mai 2019, 20 militaires ont été blessés en OPEX, contre 52 sur l’ensemble de l’année 2018.

puce.gif La France lance la production des frégates de l'"ère numérique"

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La Marine nationale fait sa "révolution numérique": la France vient de démarrer jeudi la construction de frégates de taille intermédiaire conçues pour résister aux cyberattaques et menaces non conventionnelles, avec dans son viseur le marché international.

La tôle initiale de la première "frégate de défense et d'intervention" (FDI) a été découpée jeudi à Lorient (Morbihan) par le spécialiste français de l'industrie navale de défense Naval Group, devant la ministre des Armées Florence Parly.

Commandés en 2017, cinq exemplaires de ces frégates nouvelle génération de 122 mètres, d'un tonnage de 4.500 tonnes et produites à Lorient, doivent être livrés à la Marine entre l'automne 2023 et 2029. La première - baptisée du nom de l'Amiral Ronarc'h, héros de la Première guerre mondiale - devrait entrer au service actif en 2025.

Les FDI offriront un milieu de gamme entre les corvettes GoWind (2.500 tonnes) et les Frégates multimissions (FREMM, 6.000 tonnes), acquises à 8 exemplaires par la France. La dernière FREMM, "La Lorraine", est en cours d'assemblage sur le même chantier à Lorient pour une livraison en 2022.

La FDI, "c'est la première frégate cybersécurisée", capable de traiter un fort volume de données et de "s'adapter en continu" aux évolutions numériques, relève Hervé Boy, responsable du développement des navires de surface chez Naval Group.

Pour protéger les systèmes de commandement et de combat des cyber-menaces, les FDI seront équipées de deux "centres de données" hébergeant applications et calculateurs du navire - d'ordinaire dispersés et donc plus vulnérables aux intrusions. Une structure qui facilite aussi l'actualisation des systèmes informatiques sans avoir à trop immobiliser le navire.

Surtout, la FDI est parée pour faire face aux nouvelles attaques dites "assymétriques", insiste Laurent Moser, directeur du site de Naval Group à Lorient.

Menaces terroristes aériennes et sur mer, par mini-drones ou embarcations piégées... un local protégé à l'intérieur du navire est dédié pour les affronter, avec l'appui de capteurs extérieurs d'une performance accrue.

C'est l'une des innovations les plus coûteuses du programme: une mâture unique intégrera un radar à quatre panneaux fixes (et non plus tournant) couvrant en permanence 360 degrés, conçu par le géant aéronautique Thales.

Enfin, les FDI seront "fortement armées" selon Naval Group (avec missiles antinavires et antiaériens, torpilles anti-sous-marines, artillerie) et capables d'embarquer simultanément hélicoptère et drone aérien.

Si la Marine n'a pas prévu d'équiper ses FDI de missiles de croisière navals, "on a réservé de l'espace et une puissance de calcul" pour en placer si besoin, assure un capitaine de frégate, sous couvert d'anonymat.

Les forces françaises disposeront donc à horizon 2030 de quinze frégates de premier rang: huit FREMM, cinq FDI et deux frégates de défense aérienne Horizon.

Le coût du programme pour la France est estimé à 3,8 milliards d'euros pour ses cinq FDI, coûts de développement compris, selon des sources proches du dossier.

puce.gif Livraison des deux premiers Atlantique 2 rénovés

L’équipage du premier avion de patrouille maritime Atlantique 2 rénové (ATL2) a présenté le 24 octobre à la ministre des Armées les nouvelles capacités de l’appareil à l’occasion d’un vol de 2 heures.

La Direction générale de l’armement (DGA) a autorisé cet été le transfert des deux premiers ATL2 rénovés au nouveau standard 6 sur la base d’aéronautique navale de Lann-Bihoué (Morbihan). Ce transfert marque la fin des essais de développement du programme de rénovation des ATL2.

Pour faire face notamment à la montée de la menace sous-marine dans nos zones d’intérêt, la loi de programmation militaire 2019-2025 a étendu le programme de rénovation à 18 ATL2 contre 15 initialement. Les 18 avions rénovés seront livrés à la Marine nationale d’ici à 2024.

Les ATL2 sont des avions de patrouille maritime à très grand rayon d’action prioritairement destinés à la maîtrise du milieu aéromaritime via la lutte contre les sous-marins et les navires de surface, de la zone littorale jusqu’au grand large. Ils peuvent également constituer un appui aux opérations aéroterrestres grâce à leur capacité à mener des actions de renseignement et de frappes au sol. La Marine nationale possède actuellement 22 ATL2, tous basés à Lann-Bihoué.

Le programme de rénovation de la flotte d’ATL2 a été notifié fin 2013 par la DGA, maître d’ouvrage, aux industriels Dassault Aviation et Thales. Il permet de doter ces avions des performances requises pour assurer leurs missions opérationnelles jusqu’à leur retrait du service prévu après 2030. Les chantiers de mise à hauteur au standard 6 s’effectuent en parallèle par Dassault Aviation (6 chantiers en plus de l’avion prototype) et le Service industriel de l’aéronautique (SIAé) du ministère des Armées (11 chantiers).

Au-delà du traitement des obsolescences d’un avion conçu dans les années 1980, la rénovation porte principalement sur le remplacement de certains matériels par des équipements numériques issus des meilleures technologies actuellement disponibles : calculateur tactique, systèmes de renseignement optronique et acoustique, consoles des opérateurs, radar. En particulier, le nouveau radar Searchmaster bénéficie de la technologie d’antenne active développée par Thales pour le Rafale. Naval Group est également impliqué avec le logiciel de traitement de l’information, ainsi que le SIAé pour la rénovation des consoles de visualisation.

Le prototype et le premier de série, respectivement arrivés à Lann-Bihoué les 18 juillet et 27 août dans leur version logicielle finale, ont été minutieusement testés par une équipe intégrée associant le centre d’expertise et d’essais DGA Essais en vol, le centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale (CEPA/10S) de la Marine nationale et Dassault Aviation.

L’expérimentation opérationnelle de la Marine, débutée à Istres en parallèle des dernières phases d’essais, se poursuit à Lorient pendant les dernières vérifications contractuelles effectuées par la DGA en vue de la qualification. Elle a pour but d’élaborer les tactiques d’emploi permettant d’utiliser au mieux les nouvelles capacités de l’aéronef.

La mise en service opérationnel du standard 6 est prévue fin 2021, après la formation des équipages, la transformation d’un premier lot d’aéronefs, et la livraison du simulateur à terre pour l’entraînement tactique de nouvelle génération (SIMTAC NG), en cours de réalisation sous la conduite de la DGA.

oui.gif  Quelques informations sur la Défensenouveau.png

  • Promesse tenue pour le budget 2020

Source DICoD

Présenté par Florence Parly, ministre des Armées, le projet de loi de finances 2020 des Armées prévoit une hausse des ressources de 1,7 milliard d’euros, pour s’élever à 37,5 milliards d’euros. Modernisation des équipements majeurs, créations de postes, innovation : tour d’horizon des grandes lignes du budget des Armées pour l’an prochain.
 
37,5 milliards d’euros. C’est le montant du budget du ministère des Armées pour l’année 2020. Les crédits consentis pour la modernisation des capacités de nos armées en font le deuxième poste budgétaire de l’Etat, derrière l’Education nationale. L’effort de défense en 2020 représentera ainsi 1,86% du PIB.
Un budget en hausse de 4,5%. Le budget de la Défense bénéficiera de 1,7 milliard d’euros de ressources nouvelles en 2020, conformément à la trajectoire de la loi de programmation militaire 2019-2025. Au cours des trois dernières années, le budget du ministère des Armées aura ainsi bénéficié de 10 milliards d’euros de dépenses supplémentaires en cumul. En 2019, le budget avait déjà augmenté de 1,7 milliard d’euros. Avec un budget en croissance pour la troisième année consécutive, les engagements sont donc tenus. Les ressources de la Défense devraient augmenter au même rythme d’ici à 2022.
Un soldat mieux équipé, mieux protégé. L’effort de défense sur l’équipement devrait atteindre 20,9 milliards d’euros. Dès l’an prochain, la totalité des combattants déployée sur les théâtres d’opération seront équipés de treillis et casques F3 ainsi que d’un gilet pare-balles nouvelle génération. Une tenue adaptée aux menaces et besoins actuels. 12 000 fusils d’assaut HK 416F supplémentaires viendront remplacer les Famas.
Le renouvellement des capacités opérationnelles. L’effort supplémentaire se traduira par des investissements à hauteur de 6,8 milliards d’euros dans la modernisation des principaux programmes d’équipements. Le premier sous-marin d’attaque de nouvelle génération Barracuda, deux ATL2 rénovés et deux A400M seront livrés aux armées françaises courant 2020. 128 nouveaux Griffon, 4 premiers Jaguar et 2 Mirage 2000D rénovés viendront compléter les livraisons attendues.
Un financement plus sincère des opérations. En 2020, le montant de la provision pour les opérations extérieures et les missions intérieures atteindra son niveau normalisé de 1,1 milliard d’euros (à comparer à 450 millions d’euros en 2017). Il s’agissait de se rapprocher, sans forcément l’atteindre, du niveau des surcoûts constatés sur la période récente, soit 1,2 à 1,4 milliard d’euros. Avec ces ressources pré-identifiées, cela facilitera le financement des engagements de la France.
Le quotidien du militaire et de ses proches amélioré. Le volet social voit lui aussi ses crédits s’accroître. Sur l’année 2020, le plan Famille continue de rester une priorité du ministère des Armées puisqu’environ 80 millions d’euros lui seront consacrés. 120 millions seront débloqués pour améliorer les conditions d’hébergement des militaires et 540 millions seront dédiés à l’entretien des infrastructures.
L’accompagnement des anciens combattants maintenu. 2,1 milliards d’euros sur le budget 2020 seront accordés à la mission Anciens Combattants. Pensions militaires d’invalidité, retraite du combattant, budget de l’Office national des anciens combattants et des blessés de guerre (subvention de 26 millions), autant de droits préservés par le projet de loi de finances 2020.
Blessés. 293 250 euros seront débloqués pour soutenir l’activité handisport. Actuellement, 274 militaires blessés sont suivis dans la convention entre l’ONACVG et les armées.
La rénovation des infrastructures. En 2020, des aménagements liés à l’accueil des frégates multi-missions seront effectués à Brest. L’armée de Terre entreprendra des travaux pour préparer l’arrivée des nouveaux blindés Scorpion. L’an prochain, 300 engins de ce type entreront en service. La base aérienne 125 d’Istres se préparera quant à elle à réaliser les infrastructures pour le MRTT Phénix.
Les priorités du budget. Nouvel environnement de conflictualité, l’espace bénéficiera de 448 millions d’euros, notamment pour renouveler les capacités satellitaires. 336 millions seront investis dans le domaine du renseignement. Autre axe majeur : le cyber (1,6 milliard). 93 nouveaux cyber-combattants gagneront les rangs de l’institution l’année prochaine. En 2020, le budget de la dissuasion nucléaire est porté à 4,7 milliards d’euros pour renouveler les composantes océanique et aéroportée.
Construire une Europe de la Défense. L’initiative européenne d’intervention (IEI) qui regroupe à l’heure actuelle 13 pays constitue une force potentielle de 26 000 militaires engagés en opérations extérieures. Dans le cadre de la Coopération structurée permanente, 8 projets sur 34 sont coordonnés par la France, comme la rénovation de l’hélicoptère Tigre déployé au Sahel. Un chiffre qui témoigne de l’importance de la France dans le dispositif européen.
Développer l’innovation. 5,5 milliards seront consacrés à la Recherche et au Développement. Les études amont dédiées aux travaux de jeunes chercheurs et à l’innovation à cycle court connaîtront en 2020 une croissance de 8,3% par rapport à 2019, avec une enveloppe dédiée de 821 millions d’euros. Parmi les grandes nouveautés, la création d’une cellule de coordination de l’intelligence artificielle de Défense (CCIAD). Sur le plan énergétique, 2020 verra la concrétisation du Plan « Place au Soleil » et les conclusions du comité de travail dédié à l’énergie.
Patrimoine. 5 millions d’euros seront consacrés à l’entretien et à la valorisation des neuf hauts lieux de la mémoire nationale, 274 nécropoles, sépultures et carrés militaires sur le territoire national. Les trois musées nationaux des armées bénéficieront de subventions totalisant un montant de 44,7 millions d’euros. En 2020, les commémorations célébreront la guerre de 1870, le 80e anniversaire de l’appel du 18 Juin du général De Gaulle, le 75e anniversaire de la libération des camps et le 70e anniversaire de la création du bataillon de Corée.
Jeunesse. La loi de finances 2020 se fixe comme objectif d’atteindre 750 000 jeunes entre 16 et 25 ans via la Journée défense et citoyenneté. Pour le Service militaire volontaire, l’ambition est de fidéliser plus de 300 volontaires et de maintenir le taux d’insertion à 70%.
Des personnels pour la protection des Français. Une force de 10 000 soldats assure la protection des citoyens sur le territoire national. 7 000 d’entre eux sont mobilisables en permanence et 3 000 sont rattachés à la réserve stratégique. S’y ajoute un vivier de 40 000 réservistes opérationnels. La LPM prévoit 1 500 nouveaux emplois sur la période 2019-2022. 450 ont été créés en 2019, 300 le seront en 2020. A noter que chaque année, 27 000 personnes sont recrutées au sein du ministère des Armées.
  • Les points clé du budget 2020 pour les Anciens Combattants 

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  • les chiffres clés de la Défense, édition 2019.cliquez_ici.gif

oui.gif Le Charles De Gaulle rénové pour 20 ans 

La chaine parlementaire (LCP canal 13)   diffuse  mensuellement le Journal de la Défense (#JDEF) le magazine télévisé mensuel réalisé par la DICOD et coproduit en collaboration avec l'ECPAD. Un numéro récent a été consacré à la remise en service du porte-avions modernisé dont l'AMMAC avait déjà fait état au moment de son départ pour la mission Clémenceau en mars dernier.

Le film de 26 minutes qui vous est proposé aujourd'hui retrace ce grand moment dans la vie du fleuron de notre Marine

https://www.youtube.com/embed/HIzVgY-r70c 

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oui.gif Point d'info sur le programme FREMM : la nécessaire adaptation des équipagesnouveau.png

Malgré le modernisme et les capacités militaires exceptionnelles des FREMM, les marins ne se bousculaient pas forcement pour monter à bord !

Une affectation sur FREMM était en effet souvent synonyme d’épreuves et de contraintes, suscitant par conséquent un enthousiasme contenu.

En cause, les difficultés habituelles liées à la mise au point d’une unité de nouvelle génération, mais surtout un changement complet de paradigme pour l’équipage.

Les technologies nouvelles ont radicalement changé le travail à bord, alors que la multiplication des automates a entrainé une réduction considérable de la main d’œuvre nécessaire, avec plus de deux fois moins de marins par rapport aux frégates de la génération précédente. Et une pyramide hiérarchique très différente, la proportion d’officiers-mariniers augmentant sensiblement alors que celle des quartiers-maitres et matelots s’est fortement réduite. Après la livraison fin 2012 de la tête de série du programme, l’Aquitaine, il s’est cependant vite avéré que les objectifs de réduction d’effectifs actés par les ingénieurs et l’état-major étaient trop ambitieux. à 95 marins seulement (hors détachement aéronautique), il n’était pas possible de faire fonctionner durablement le modèle, trop éprouvant pour le personnel, sans arrêt sollicité, d’autant que la réduction du format de la flotte et la hausse des besoins opérationnels a généré une augmentation des missions. Face à ces difficultés, la problématique du bien-être du personnel a été prise très au sérieux par la haute hiérarchie. Car ces frégates vont constituer l'ossature de la flotte de surface pour les trente prochaines années et la performance d'un bateau est au moins autant liée à qualité de ses équipements qu'aux compétences et à l'engagement de ceux qui les mettent en œuvre.

Il était donc hors de question que les FREMM se transforment en « épouvantails » pour les marins. à la lumière des premiers retours d’expérience, des mesures correctives et améliorations ont donc été progressivement mises en place. Avec, en premier lieu, le rehaussement du dimensionnement de l’équipage, finalement relevé à 110 marins, soit 15 de plus que ce qui était initialement prévu.

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« Une bête de guerre avec l’esprit d’un aviso »

Ce qui reste tout de même un record pour des frégates de premier rang. à titre de comparaison, les FREMM italiennes, bien moins automatisées, sont armées par 168 marins. « Grâce à l’automatisation très forte, de la mécanique à la propulsion en passant par la mise en œuvre des armes et le regroupement de la restauration, le bateau est désormais bien conçu pour naviguer à 110.

Par ailleurs, même si la maintenance est facilitée, il faut quand même y passer du temps, les robots ne font pas tout. C’est un équilibre pertinent à ce niveau, la vie à bord est normale, facile et agréable. On se retrouve sur une bête de guerre avec l’esprit d’un aviso, c’est-à-dire qu’il y a une proximité, une vraie connaissance mutuelle entre les membres d’équipage », souligne le capitaine de vaisseau Yannick Bossu, commandant de "l’Auvergne".

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La passerelle de la FREMM Auvergne

Le rôle clé des GTR !

Dans le même temps, pour accompagner le passage à ces équipages « optimisés », la Marine Nationale a créé à Brest (2013) et à Toulon (2015) deux Groupes de Transformation et de Renfort. Des unités qui ont pour but de fournir aux FREMM des équipages déjà formés à leur poste dès l’embarquement, le système de compagnonnage prévalant sur les frégates d’ancienne génération n’étant plus possible. Cela en raison de la réduction du gabarit de l’équipage, qui ne donne plus assez temps pour former à bord, mais aussi du bond technologique que représentent ces bateaux par rapport à leurs aînés. Il en découle une structuration nouvelle de l’équipage qui repose notamment sur des officiers-mariniers occupant des postes très techniques où une solide formation est indispensable.

Les GTR, qui disposent de différents outils (simulateurs, stages d’adaptation dans les écoles de la marine, modules d’enseignement à distance, bibliothèque partagée…) préparent donc les équipages, nouvelles recrues comme marins servant auparavant sur des F70 et devant être transformés sur FREMM. Il s’agit aussi de disposer d’un vivier humain suffisant pour pouvoir envoyer des renforts à compétences spécifiques sur des bâtiments en mission ou, par exemple, remplacer un personnel malade qui ne peut embarquer. Il s’agit aussi d’épauler l’équipage « titulaire » pendant les périodes d’arrêt technique. Au final, il y a presque toujours des hommes et femmes du GTR sur les FREMM, ce qui, relève le commandant de l’Auvergne, a aussi entrainé « une capacité de l’équipage à accueillir de nouveaux venus, à les intégrer naturellement ». Ce concept de binôme entre les groupements et frégates aboutit à un fonctionnement homogène de la flotte, une réduction des phases de montée en puissance, de la souplesse au niveau des ressources humaines et, aussi, le développement d’une culture commune, le GTR étant au centre du retour d’expérience et des améliorations comme des évolutions que les FREMM connaissent en leur début de carrière.

Avec la montée en puissance des GTR, indissociables donc des FREMM, le rehaussement des effectifs embarqués et la fin prochaine de la cohabitation entre frégates d’ancienne et de nouvelle génération, les marins semblent avoir trouvé leur rythme de croisière.

« L’écosystème de ces nouvelles frégates a aujourd’hui atteint sa maturité. En montant à un équipage à 110, le mode de fonctionnement a été ajusté à la réalité de ces bateaux, qui sont très techniques et exigeants, qui demandent de la part de l’équipage de l’autonomie et où les marins ont des responsabilités très tôt, y compris les jeunes matelots. Grâce aux GTR, nous avons des marins transformés, qui savent en arrivant utiliser les consoles et connaissent les installations du navire grâce à la formation en amont, notamment sur simulateurs. Quand nous partons en mission, nous avons des renforts sur certains postes, par exemple au groupement navire pour la sécurité et la maintenance, mais cela peut aussi être un analyste météo, un contrôleur aérien ou un spécialiste du renseignement », détaille le capitaine de frégate Pierre Lachard, commandant de l'équipage B de l’Auvergne.

La satisfaction est d’autant plus grande que les débuts des FREMM, furent aux dires de plusieurs marins, vraiment difficiles sur le plan humain. Au point que de nombreux personnels rechignaient à l’idée d’embarquer sur ces bateaux. Puis le système a donc été amélioré au fil d’une complexe phase de rodage, d’apprentissage et d’adaptation, mais aussi de changement culturel nécessaire compte tenu du bouleversement lié au passage du système des anciens bâtiments à celui très différents de leurs successeurs. Ne manquait plus qu’une dernière pierre à l’édifice afin de solutionner la problématique RH liée au programme d’activité extrêmement dense des FREEM. Ces bateaux sont en effet particulièrement sollicités et régulièrement susceptibles de partir au pied levé en mission, ou de prolonger leur présence sur une zone d’opération. Ce qui engendre des contraintes importantes sur la vie personnelle des équipages. Pour répondre à ce problème et donner de la visibilité aux marins et à leurs familles, la Marine Nationale a obtenu de pouvoir passer ses nouvelles frégates au double-équipage. Les deux premières à bénéficier de cette évolution seront l’Aquitaine à Brest et le Languedoc à Toulon, qui à partir de la fin du mois d’août 2019, verront deux équipages (A et B) se relayer tous les quatre mois à bord. Un dispositif qui s’étendra aux autres frégates dans les toutes prochaines années. « Cette mesure est très attendue par les marins qui pointaient sur les affectations FREMM les difficultés à programmer leur vie extraprofessionnelle. Avec le double équipage, les choses vont changer. L’équipage en charge pourra se donner à fond quand l’autre aura le temps de récupérer, de s’entrainer et de se former ». Avec aussi, à la clef, une disponibilité probablement accrue des bâtiments et donc la possibilité pour eux de naviguer plus, offrant ainsi à la Marine, la capacité de mieux répondre à la hausse des besoins opérationnels malgré une flotte réduite par rapport à son ancien format.

oui.gif Point d'info sur le programme de rénovation des frégates type La Fayette FLF nouveau.png

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La frégate La Fayette

Après une longue réflexion et des changements d'hypothèses, les trois (des cinq) frégates du type La Fayette appelées à être rénovées seront les : La Fayette, Courbet et Aconit, respectivement mises en service en 1996, 1997 et 1999. Les deux autres unités de cette classe, les Surcouf (1997) et Guépratte (2001), resteront en l’état et devraient logiquement être les premières à être désarmées suite à l’entrée en flotte des premières des cinq futures FDI (frégates de défense et d’intervention) dont la tête de série doit être livrée fin 2023 en vue d’une admission au service actif d’ici 2026.

La dernière FDI devrait être réceptionnée par la Marine Nationale vers 2030.

à cette échéance, toutes les La Fayette auront normalement tiré leur révérence et seront donc remplacées nombre pour nombre par des FDI. La « rénovation à mi vie » de trois FLF permettra cependant, si le besoin s’en fait sentir, de pousser éventuellement les bâtiments modernisés un peu au-delà de 2030.

D’une durée d’environ un an, le chantier qui verra la RMV (rénovation à mi vie) des trois frégates se déroulera à Toulon et sera mené à bien entre 2021 et 2023.

Constructeur de ces bâtiments, Naval Group pilotera les opérations liées à la RMV, en coopération avec les Chantiers de l’Atlantique, titulaires du contrat de maintien en condition opérationnelle des La Fayette.

Ce programme porte sur la modernisation de différents systèmes, dont l’armement et l’électronique. Les installations de tir des 8 missiles antinavire, aujourd’hui des Exocet MM40 Block2, seront modifiées pour la mise en œuvre d’Exocet Block3/Block3c. Devenu obsolète, le système surface-air Crotale avec ses 8 missiles en batterie et 16 en soute sera débarqué et remplacé par deux Sadral avec chacun 6 missiles Mistral. Ces systèmes proviendront des anciennes frégates anti-sous-marines Dupleix, Montcalm et Jean de Vienne, retirées du service en 2014, 2017 et 2018. Remis à niveau, les Sadral mettront en œuvre la dernière version du Mistral (le M3), avec un autodirecteur amélioré permettant d’accroître la capacité anti-missile mais aussi le traitement des menaces asymétriques, y compris des cibles de surface telles des embarcations rapides. Les FLF rénovées seront aussi équipées du nouveau sonar de coque KingKlip Mk2 qui leur confèrera une capacité de lutte anti-sous-marine qui fait jusqu'ici défaut à ces bâtiments (seul le Surcouf est doté à titre expérimental d'un sonar de coque BlueWatcher depuis 2017). Les moyens électroniques, dont le radar DRBV-15C ainsi que le système de combat des bâtiments (à l’origine fourni par Thales) et les communications, seront par ailleurs modernisés, avec aussi un effort sur la numérisation et la connectivité des systèmes.

Longues de 125 mètres pour une largeur de 15 mètres, les frégates du type La Fayette affichent un déplacement de 3.600 tonnes en charge. Capables d’atteindre 25 nœuds, elles sont armées par 150 marins et sont toutes basées à Toulon.

oui.gif Cherbourg, la plus grande rade artificielle du monde

L'histoire en images de la construction de la digue qui a donné au port de Cherbourg la destinée qu'on lui connait aujourd'hui en lui conférant une importance stratégique inégalée. Pour en savoir plus....

oui.gif Toulon et sa rade nouveau.png

La rade de Toulon abrite le port militaire de Toulon qui est la principale base navale française en accueillant la majeure partie de la Fore d'action navale comprenant notamment le porte-avions Charles de Gaulle ainsi que les sous-marins nucléaires d'attaque, ce qui représente plus de 60% du tonnage de la Marine nationale.           

 Visitez la rade de Toulon en images...PPS.jpg

oui.gif Une visite virtuelle des bâtiments et aéronefs de la Marine nationale

Cliquer sur le lien et aller à la découverte,…..
C'est superbe et l'on s'y croirait vraiment !!
A visionner sans modération ………….!!!!

http://visites.colsbleus.fr/index.html
 

oui.gif Les plus beaux voiliers du monde : PPS.jpg

oui.gif La face cachée de l'Hermione

La nouvelle Hermione, dont la construction a demandé près de vingt ans, réplique en tout point de la première frégate du XVIIIe siècle, a dû, sécurité oblige, sacrifier à la modernité et répondre aux conditions que l’on exige en 2015, pour autoriser un bateau à prendre la haute mer.

Le document qui vous est proposé montre  comment ces aménagements ont été intégrés dans la frégate.

Pour en savoir plus,  cliquez_ici.gif

 oui.gif Information sur le recrutement dans la Marine Nationale

Chaque année, la Marine nationale propose à 3500 jeunes de 16 à 30 ans du niveau 3ème à Bac+5 de rejoindre ses équipages parmi 50 métiers.

Etre marin, c’est choisir d’être militaire, professionnel de la mer, c‘est choisir d’évoluer dans une institution où les valeurs de solidarité et d’autonomie se vivent au quotidien.

Selon le niveau d’études trois filières d’accès sont proposées pour devenir :

Matelot de la Flotte et quartier maître

Officier marinier

Officier

Cliquez sur une des filières pour en savoir plus

Rappel des critères d’accès

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Quelle que soit leur filière d’accès (matelot, officier marinier,  officier), les marins suivent une formation initiale dans une école de la Marine. Ils peuvent être affectés à terre ou en mer, en métropole ou Outre-mer.

L’Ecole des Mousses s’adresse aux jeunes de 16 à 18 ans qui souhaitent s’engager dans la Marine sans condition de diplôme. Elle offre une formation académique et une initiation au métier de marin militaire pour en faire des matelots aptes à vivre et à travailler en équipage sur les bâtiments de guerre lors d'un premier contrat de 4 ans. Pour en savoir plus cliquez_ici.gif

Tout au long de leur carrière, les marins ont la possibilité de suivre des formations et de passer des concours internes pour évoluer et accéder à des responsabilités supérieures.

> Où s’informer ?

Chaque troisième mercredi du mois de 10 h à 12 h à VILLENEUVE-SUR-LOT, une permanence se tient à la Mairie (rez de jardin, à gauche de l’escalier principal), organisée par le CIRFA MARINE de Bordeaux (Centre d'information et de Recrutement des Forces Armées). Il est nécessaire de prendre préalablement rendez-vous (CIRFA/Marine Bordeaux 05.57.53.60.23)


Adresse postale du CIRFA. : CIRFA Caserne Nansouty 223 rue de Bègles CS21152 - 33068 Bordeaux Cedex

Adresse géographique : 50  rue des Trois Conils Bordeaux Centre

Vous pouvez également vous adresser à notre l'association qui peut vous guider et vous conseiller.

E-mail : ammacdufumelois@free.fr ou en consultant les liens de ce site.
 

Et à tout moment sur le site internet www.etremarin.fr  ou par courriel marine.infocarrieres@wanadoo.fr 

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