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Infos Marine Nationale


oui.gif Quelques éléments d’actualiténouveau.png

 1er tir en réseau pour le Forbin et le Languedoc

Engagées dans le cadre de l’entraînement de haute intensité Gabian au large de l’Île du Levant, la frégate de défense aérienne Forbin et la frégate multi-missions Languedoc ont mené à bien le 18 septembre 2019 un tir de missile sur une cible aérienne transmise en liaison de données tactiques (LDT), c’est-à-dire sur des éléments de poursuite de la cible fournis par une autre unité que le bâtiment tireur. En l’occurrence, un missile antiaérien « Aster 30 » a été tiré par le Forbin au vu des données transmises par le Languedoc, réalisant ainsi une première pour des bâtiments de la Marine nationale.

La réussite de ce tir en réseau permet de valider la robustesse des architectures de liaison de données entre les navires pour partager la situation tactique et de démontrer la capacité de coordination des bâtiments de la Marine pour assurer la défense aérienne à la mer dans des situations de combat.

Ces tirs d’entrainements sont indispensables aux opérations de demain et sont donc une préparation indispensable pour une « Marine de combat » qui nécessite des unités, des systèmes d’armes et des équipages aguerris et donc bien entraînés.

Depuis son centre de DGA Essais de missiles sur l’Île du Levant, la Direction générale de l’armement (DGA) a participé à ce tir, comme à chaque entraînement de ce type, à travers notamment la coordination générale de l’essai et la mise en œuvre de la cible matérialisant la menace. Comme de plus en plus souvent pour la préparation opérationnelle des forces, les capacités de réalité virtuelle de DGA Essais de missiles ont aussi été utilisées. Ainsi, afin d’enrichir la situation tactique des deux frégates, le centre a transmis par liaison « L16 » des données permettant de créer pour ces navires un environnement hybride associant pistes réelles et pistes simulées, contribuant ainsi à offrir à la Marine un entraînement toujours plus représentatif des théâtres d’opérations.

Ce succès en entraînement vient également appuyer le développement de la capacité de la veille coopérative navale (VCN), lancée sur les deux frégates pendant l’exercice et consolider les capacités opérationnelles d’une « Marine en pointe »

La veille coopérative navale est une capacité en développement qui repose sur le principe d’une mise en réseau de toutes les informations des senseurs d’une force aéronavale. Elle se distingue de la liaison de données tactiques par l’échange d’informations brutes et beaucoup plus précises directement en provenance des senseurs, et non de données élaborées. Demain, avec la veille coopérative navale, la Marine nationale pourra disposer d'une image optimisée de la menace et de suffisamment d'informations pour mettre en œuvre encore plus efficacement un dispositif anti missile, en facilitant le choix de la plateforme la plus à même de traiter la menace.

 CHAMMAL : L’Atlantique 2 est de retour au Levant

Lundi 23 septembre, l’avion de patrouille maritime Atlantique 2, s’est posé sur la piste de la base aérienne projetée au Levant. Les marins sont de retour sur le théâtre de l’opération Chammal après quelques semaines d’absence sur le théâtre.

Principalement dédié aux missions aéromaritimes, axées principalement sur la lutte anti-sous-marine, l’ATL2 est l’avion de choix pour mener des missions ISR (Intelligence, Surveillance and Reconnaissance). L’objectif est de détecter et d’identifier les activités des combattants de Daech, ainsi que leurs lieux de passage ou de rassemblement. L’aéronef est également capable de réaliser des missions de CAS (Close Air Support – appui aérien rapproché) en appui des forces de sécurité. Ainsi, il peut effectuer des frappes d’opportunité grâce à sa capacité de largage de bombes guidées laser.

Ce détachement de la Marine nationale se déploie sur la base aérienne projetée au Levant avec ses équipages et ses mécaniciens en contribuant au volet appui de l’opération Chammal. Cet aéronef, dispose de postes d’observations dédiés, de capteurs imagerie performants et de systèmes électroniques de pointe. Il permet ainsi de recueillir du renseignement précieux et nécessaire à la conduite des opérations de la Coalition.

Le précédent mandat de l’Atlantique 2 s’était illustré par ses actions de renseignement dans la lutte contre Daech en totalisant 21 missions de reconnaissance et de surveillance et en effectuant plus de 190 heures de vol. L’Atlantique 2 est une plateforme aérienne très modulaire et parfaitement adaptée à l’environnement de ce théâtre et aux objectifs de l’opération Inherent Resolve.

Lancée depuis le 19 septembre 2014, l'opération Chammal représente le volet français de l'Opération Inherent Resolve (OIR) au sein d’une coalition de 80 pays et organisations. A la demande du gouvernement irakien et en coordination avec les alliés de la France présents dans la région, l'opération Chammal vise, à apporter un soutien militaire aux forces locales engagées dans le combat contre Daech sur leur territoire. L'opération Chammal repose sur deux piliers complémentaires : un pilier " appui " destiné à appuyer les troupes engagées au sol contre Daech et à frapper les capacités militaires de Daech ; un pilier " formation" au profit des forces de sécurité irakiennes. A ce jour, le dispositif complet de l'opération Chammal compte près de 1 000 militaires. Il comprend également plus d’une centaine de militaires projetés à Bagdad pour la formation et le conseil des états-majors et unités irakiennes.

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  • Promesse tenue pour le budget 2020

Source DICoD

Présenté par Florence Parly, ministre des Armées, le projet de loi de finances 2020 des Armées prévoit une hausse des ressources de 1,7 milliard d’euros, pour s’élever à 37,5 milliards d’euros. Modernisation des équipements majeurs, créations de postes, innovation : tour d’horizon des grandes lignes du budget des Armées pour l’an prochain.
 
37,5 milliards d’euros. C’est le montant du budget du ministère des Armées pour l’année 2020. Les crédits consentis pour la modernisation des capacités de nos armées en font le deuxième poste budgétaire de l’Etat, derrière l’Education nationale. L’effort de défense en 2020 représentera ainsi 1,86% du PIB.
Un budget en hausse de 4,5%. Le budget de la Défense bénéficiera de 1,7 milliard d’euros de ressources nouvelles en 2020, conformément à la trajectoire de la loi de programmation militaire 2019-2025. Au cours des trois dernières années, le budget du ministère des Armées aura ainsi bénéficié de 10 milliards d’euros de dépenses supplémentaires en cumul. En 2019, le budget avait déjà augmenté de 1,7 milliard d’euros. Avec un budget en croissance pour la troisième année consécutive, les engagements sont donc tenus. Les ressources de la Défense devraient augmenter au même rythme d’ici à 2022.
Un soldat mieux équipé, mieux protégé. L’effort de défense sur l’équipement devrait atteindre 20,9 milliards d’euros. Dès l’an prochain, la totalité des combattants déployée sur les théâtres d’opération seront équipés de treillis et casques F3 ainsi que d’un gilet pare-balles nouvelle génération. Une tenue adaptée aux menaces et besoins actuels. 12 000 fusils d’assaut HK 416F supplémentaires viendront remplacer les Famas.
Le renouvellement des capacités opérationnelles. L’effort supplémentaire se traduira par des investissements à hauteur de 6,8 milliards d’euros dans la modernisation des principaux programmes d’équipements. Le premier sous-marin d’attaque de nouvelle génération Barracuda, deux ATL2 rénovés et deux A400M seront livrés aux armées françaises courant 2020. 128 nouveaux Griffon, 4 premiers Jaguar et 2 Mirage 2000D rénovés viendront compléter les livraisons attendues.
Un financement plus sincère des opérations. En 2020, le montant de la provision pour les opérations extérieures et les missions intérieures atteindra son niveau normalisé de 1,1 milliard d’euros (à comparer à 450 millions d’euros en 2017). Il s’agissait de se rapprocher, sans forcément l’atteindre, du niveau des surcoûts constatés sur la période récente, soit 1,2 à 1,4 milliard d’euros. Avec ces ressources pré-identifiées, cela facilitera le financement des engagements de la France.
Le quotidien du militaire et de ses proches amélioré. Le volet social voit lui aussi ses crédits s’accroître. Sur l’année 2020, le plan Famille continue de rester une priorité du ministère des Armées puisqu’environ 80 millions d’euros lui seront consacrés. 120 millions seront débloqués pour améliorer les conditions d’hébergement des militaires et 540 millions seront dédiés à l’entretien des infrastructures.
L’accompagnement des anciens combattants maintenu. 2,1 milliards d’euros sur le budget 2020 seront accordés à la mission Anciens Combattants. Pensions militaires d’invalidité, retraite du combattant, budget de l’Office national des anciens combattants et des blessés de guerre (subvention de 26 millions), autant de droits préservés par le projet de loi de finances 2020.
Blessés. 293 250 euros seront débloqués pour soutenir l’activité handisport. Actuellement, 274 militaires blessés sont suivis dans la convention entre l’ONACVG et les armées.
La rénovation des infrastructures. En 2020, des aménagements liés à l’accueil des frégates multi-missions seront effectués à Brest. L’armée de Terre entreprendra des travaux pour préparer l’arrivée des nouveaux blindés Scorpion. L’an prochain, 300 engins de ce type entreront en service. La base aérienne 125 d’Istres se préparera quant à elle à réaliser les infrastructures pour le MRTT Phénix.
Les priorités du budget. Nouvel environnement de conflictualité, l’espace bénéficiera de 448 millions d’euros, notamment pour renouveler les capacités satellitaires. 336 millions seront investis dans le domaine du renseignement. Autre axe majeur : le cyber (1,6 milliard). 93 nouveaux cyber-combattants gagneront les rangs de l’institution l’année prochaine. En 2020, le budget de la dissuasion nucléaire est porté à 4,7 milliards d’euros pour renouveler les composantes océanique et aéroportée.
Construire une Europe de la Défense. L’initiative européenne d’intervention (IEI) qui regroupe à l’heure actuelle 13 pays constitue une force potentielle de 26 000 militaires engagés en opérations extérieures. Dans le cadre de la Coopération structurée permanente, 8 projets sur 34 sont coordonnés par la France, comme la rénovation de l’hélicoptère Tigre déployé au Sahel. Un chiffre qui témoigne de l’importance de la France dans le dispositif européen.
Développer l’innovation. 5,5 milliards seront consacrés à la Recherche et au Développement. Les études amont dédiées aux travaux de jeunes chercheurs et à l’innovation à cycle court connaîtront en 2020 une croissance de 8,3% par rapport à 2019, avec une enveloppe dédiée de 821 millions d’euros. Parmi les grandes nouveautés, la création d’une cellule de coordination de l’intelligence artificielle de Défense (CCIAD). Sur le plan énergétique, 2020 verra la concrétisation du Plan « Place au Soleil » et les conclusions du comité de travail dédié à l’énergie.
Patrimoine. 5 millions d’euros seront consacrés à l’entretien et à la valorisation des neuf hauts lieux de la mémoire nationale, 274 nécropoles, sépultures et carrés militaires sur le territoire national. Les trois musées nationaux des armées bénéficieront de subventions totalisant un montant de 44,7 millions d’euros. En 2020, les commémorations célébreront la guerre de 1870, le 80e anniversaire de l’appel du 18 Juin du général De Gaulle, le 75e anniversaire de la libération des camps et le 70e anniversaire de la création du bataillon de Corée.
Jeunesse. La loi de finances 2020 se fixe comme objectif d’atteindre 750 000 jeunes entre 16 et 25 ans via la Journée défense et citoyenneté. Pour le Service militaire volontaire, l’ambition est de fidéliser plus de 300 volontaires et de maintenir le taux d’insertion à 70%.
Des personnels pour la protection des Français. Une force de 10 000 soldats assure la protection des citoyens sur le territoire national. 7 000 d’entre eux sont mobilisables en permanence et 3 000 sont rattachés à la réserve stratégique. S’y ajoute un vivier de 40 000 réservistes opérationnels. La LPM prévoit 1 500 nouveaux emplois sur la période 2019-2022. 450 ont été créés en 2019, 300 le seront en 2020. A noter que chaque année, 27 000 personnes sont recrutées au sein du ministère des Armées.
  • Les points clé du budget 2020 pour les Anciens Combattants 

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  • les chiffres clés de la Défense, édition 2019.cliquez_ici.gif

oui.gif Le Charles De Gaulle rénové pour 20 ans 

La chaine parlementaire (LCP canal 13)   diffuse  mensuellement le Journal de la Défense (#JDEF) le magazine télévisé mensuel réalisé par la DICOD et coproduit en collaboration avec l'ECPAD. Un numéro récent a été consacré à la remise en service du porte-avions modernisé dont l'AMMAC avait déjà fait état au moment de son départ pour la mission Clémenceau en mars dernier.

Le film de 26 minutes qui vous est proposé aujourd'hui retrace ce grand moment dans la vie du fleuron de notre Marine

https://www.youtube.com/embed/HIzVgY-r70c 

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oui.gif Une figure des Commandos Kieffer 

Il est à ce jour l'un des trois survivants sur les 177 marins débarqués sur les côtes normandes au matin du Jour J. Il a 105 ans. Son parcours hors du commun est rapporté dans le numéro de septembre de la France mutualiste.

Pour en savoir plus sur Hubert Faure   cliquez_ici.gif

oui.gif Les marins pourront être connectés en permanence avec le système COMTICS de Thales

Un précédent article maintenant intégré dans la page 'Mémoire Marine" rappelait ce que fut la station radio de St Lys, le seul lien de communication en mer avec la terre.
De même, fini le temps où nous devions attendre une escale, afin de pouvoir poster dans une agence locale, tout notre courrier pour la métropole !
Grâce au système Comtics, les marins pourront utiliser en pleine mer leur propre smartphone sans mettre en péril la sécurité du navire, des équipages et de la mission.

Finis les postes fixes, les interphones et les micros pour distribuer les informations et les ordres à bord des bateaux de la Marine Nationale.

Le marin en mission fait sa révolution numérique… il devient connecté !

Les bâtiments seront équipés de postes de communication de nouvelle génération, conçus pour la mobilité et offrant une large palette de services opérationnels dédiés. Baptisés Comtics, ils ont été développés en première mondiale par Thales. Le groupe de défense doit livrer les premiers exemplaires à l'été 2019 à Naval Group, afin qu'ils soient intégrés à bord des frégates de taille intermédiaire (FDI). Leur mise en service est prévue à l'horizon 2022-2023. L'objectif est de déployer ces systèmes au sein de l'ensemble de la flotte de guerre française.

Comtix sera assez flexible pour être intégré en lieu et place des anciens postes de communication.

Il s'agit d'un énorme changement pour les marins !

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Un terminal fixe du système COMTICS                                                 La nouvelle frégate FDI

oui.gif Les nouveaux double-équipages

Les mesures d'organisation et d'adaptation de la Défense pour 2019 (voir article en bas de page) prévoyaient le passage à 2 équipages pour plusieurs des nouveaux bâtiments admis récemment au service actif. C'est chose faite depuis l'été où ont eu lieu les prises de commandement des équipages B  de deux FREMM et du PSP Flamant . Pour en savoir plus cliquez_ici.gif

oui.gif Point d'info sur le programme FREMM : la nécessaire adaptation des équipagesnouveau.png

Malgré le modernisme et les capacités militaires exceptionnelles des FREMM, les marins ne se bousculaient pas forcement pour monter à bord !

Une affectation sur FREMM était en effet souvent synonyme d’épreuves et de contraintes, suscitant par conséquent un enthousiasme contenu.

En cause, les difficultés habituelles liées à la mise au point d’une unité de nouvelle génération, mais surtout un changement complet de paradigme pour l’équipage.

Les technologies nouvelles ont radicalement changé le travail à bord, alors que la multiplication des automates a entrainé une réduction considérable de la main d’œuvre nécessaire, avec plus de deux fois moins de marins par rapport aux frégates de la génération précédente. Et une pyramide hiérarchique très différente, la proportion d’officiers-mariniers augmentant sensiblement alors que celle des quartiers-maitres et matelots s’est fortement réduite. Après la livraison fin 2012 de la tête de série du programme, l’Aquitaine, il s’est cependant vite avéré que les objectifs de réduction d’effectifs actés par les ingénieurs et l’état-major étaient trop ambitieux. à 95 marins seulement (hors détachement aéronautique), il n’était pas possible de faire fonctionner durablement le modèle, trop éprouvant pour le personnel, sans arrêt sollicité, d’autant que la réduction du format de la flotte et la hausse des besoins opérationnels a généré une augmentation des missions. Face à ces difficultés, la problématique du bien-être du personnel a été prise très au sérieux par la haute hiérarchie. Car ces frégates vont constituer l'ossature de la flotte de surface pour les trente prochaines années et la performance d'un bateau est au moins autant liée à qualité de ses équipements qu'aux compétences et à l'engagement de ceux qui les mettent en œuvre.

Il était donc hors de question que les FREMM se transforment en « épouvantails » pour les marins. à la lumière des premiers retours d’expérience, des mesures correctives et améliorations ont donc été progressivement mises en place. Avec, en premier lieu, le rehaussement du dimensionnement de l’équipage, finalement relevé à 110 marins, soit 15 de plus que ce qui était initialement prévu.

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« Une bête de guerre avec l’esprit d’un aviso »

Ce qui reste tout de même un record pour des frégates de premier rang. à titre de comparaison, les FREMM italiennes, bien moins automatisées, sont armées par 168 marins. « Grâce à l’automatisation très forte, de la mécanique à la propulsion en passant par la mise en œuvre des armes et le regroupement de la restauration, le bateau est désormais bien conçu pour naviguer à 110.

Par ailleurs, même si la maintenance est facilitée, il faut quand même y passer du temps, les robots ne font pas tout. C’est un équilibre pertinent à ce niveau, la vie à bord est normale, facile et agréable. On se retrouve sur une bête de guerre avec l’esprit d’un aviso, c’est-à-dire qu’il y a une proximité, une vraie connaissance mutuelle entre les membres d’équipage », souligne le capitaine de vaisseau Yannick Bossu, commandant de "l’Auvergne".

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La passerelle de la FREMM Auvergne

Le rôle clé des GTR !

Dans le même temps, pour accompagner le passage à ces équipages « optimisés », la Marine Nationale a créé à Brest (2013) et à Toulon (2015) deux Groupes de Transformation et de Renfort. Des unités qui ont pour but de fournir aux FREMM des équipages déjà formés à leur poste dès l’embarquement, le système de compagnonnage prévalant sur les frégates d’ancienne génération n’étant plus possible. Cela en raison de la réduction du gabarit de l’équipage, qui ne donne plus assez temps pour former à bord, mais aussi du bond technologique que représentent ces bateaux par rapport à leurs aînés. Il en découle une structuration nouvelle de l’équipage qui repose notamment sur des officiers-mariniers occupant des postes très techniques où une solide formation est indispensable.

Les GTR, qui disposent de différents outils (simulateurs, stages d’adaptation dans les écoles de la marine, modules d’enseignement à distance, bibliothèque partagée…) préparent donc les équipages, nouvelles recrues comme marins servant auparavant sur des F70 et devant être transformés sur FREMM. Il s’agit aussi de disposer d’un vivier humain suffisant pour pouvoir envoyer des renforts à compétences spécifiques sur des bâtiments en mission ou, par exemple, remplacer un personnel malade qui ne peut embarquer. Il s’agit aussi d’épauler l’équipage « titulaire » pendant les périodes d’arrêt technique. Au final, il y a presque toujours des hommes et femmes du GTR sur les FREMM, ce qui, relève le commandant de l’Auvergne, a aussi entrainé « une capacité de l’équipage à accueillir de nouveaux venus, à les intégrer naturellement ». Ce concept de binôme entre les groupements et frégates aboutit à un fonctionnement homogène de la flotte, une réduction des phases de montée en puissance, de la souplesse au niveau des ressources humaines et, aussi, le développement d’une culture commune, le GTR étant au centre du retour d’expérience et des améliorations comme des évolutions que les FREMM connaissent en leur début de carrière.

Avec la montée en puissance des GTR, indissociables donc des FREMM, le rehaussement des effectifs embarqués et la fin prochaine de la cohabitation entre frégates d’ancienne et de nouvelle génération, les marins semblent avoir trouvé leur rythme de croisière.

« L’écosystème de ces nouvelles frégates a aujourd’hui atteint sa maturité. En montant à un équipage à 110, le mode de fonctionnement a été ajusté à la réalité de ces bateaux, qui sont très techniques et exigeants, qui demandent de la part de l’équipage de l’autonomie et où les marins ont des responsabilités très tôt, y compris les jeunes matelots. Grâce aux GTR, nous avons des marins transformés, qui savent en arrivant utiliser les consoles et connaissent les installations du navire grâce à la formation en amont, notamment sur simulateurs. Quand nous partons en mission, nous avons des renforts sur certains postes, par exemple au groupement navire pour la sécurité et la maintenance, mais cela peut aussi être un analyste météo, un contrôleur aérien ou un spécialiste du renseignement », détaille le capitaine de frégate Pierre Lachard, commandant de l'équipage B de l’Auvergne.

La satisfaction est d’autant plus grande que les débuts des FREMM, furent aux dires de plusieurs marins, vraiment difficiles sur le plan humain. Au point que de nombreux personnels rechignaient à l’idée d’embarquer sur ces bateaux. Puis le système a donc été amélioré au fil d’une complexe phase de rodage, d’apprentissage et d’adaptation, mais aussi de changement culturel nécessaire compte tenu du bouleversement lié au passage du système des anciens bâtiments à celui très différents de leurs successeurs. Ne manquait plus qu’une dernière pierre à l’édifice afin de solutionner la problématique RH liée au programme d’activité extrêmement dense des FREEM. Ces bateaux sont en effet particulièrement sollicités et régulièrement susceptibles de partir au pied levé en mission, ou de prolonger leur présence sur une zone d’opération. Ce qui engendre des contraintes importantes sur la vie personnelle des équipages. Pour répondre à ce problème et donner de la visibilité aux marins et à leurs familles, la Marine Nationale a obtenu de pouvoir passer ses nouvelles frégates au double-équipage. Les deux premières à bénéficier de cette évolution seront l’Aquitaine à Brest et le Languedoc à Toulon, qui à partir de la fin du mois d’août 2019, verront deux équipages (A et B) se relayer tous les quatre mois à bord. Un dispositif qui s’étendra aux autres frégates dans les toutes prochaines années. « Cette mesure est très attendue par les marins qui pointaient sur les affectations FREMM les difficultés à programmer leur vie extraprofessionnelle. Avec le double équipage, les choses vont changer. L’équipage en charge pourra se donner à fond quand l’autre aura le temps de récupérer, de s’entrainer et de se former ». Avec aussi, à la clef, une disponibilité probablement accrue des bâtiments et donc la possibilité pour eux de naviguer plus, offrant ainsi à la Marine, la capacité de mieux répondre à la hausse des besoins opérationnels malgré une flotte réduite par rapport à son ancien format.

oui.gif Point d'info sur le programme de rénovation des frégates type La Fayette FLF nouveau.png

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La frégate La Fayette

Après une longue réflexion et des changements d'hypothèses, les trois (des cinq) frégates du type La Fayette appelées à être rénovées seront les : La Fayette, Courbet et Aconit, respectivement mises en service en 1996, 1997 et 1999. Les deux autres unités de cette classe, les Surcouf (1997) et Guépratte (2001), resteront en l’état et devraient logiquement être les premières à être désarmées suite à l’entrée en flotte des premières des cinq futures FDI (frégates de défense et d’intervention) dont la tête de série doit être livrée fin 2023 en vue d’une admission au service actif d’ici 2026.

La dernière FDI devrait être réceptionnée par la Marine Nationale vers 2030.

à cette échéance, toutes les La Fayette auront normalement tiré leur révérence et seront donc remplacées nombre pour nombre par des FDI. La « rénovation à mi vie » de trois FLF permettra cependant, si le besoin s’en fait sentir, de pousser éventuellement les bâtiments modernisés un peu au-delà de 2030.

D’une durée d’environ un an, le chantier qui verra la RMV (rénovation à mi vie) des trois frégates se déroulera à Toulon et sera mené à bien entre 2021 et 2023.

Constructeur de ces bâtiments, Naval Group pilotera les opérations liées à la RMV, en coopération avec les Chantiers de l’Atlantique, titulaires du contrat de maintien en condition opérationnelle des La Fayette.

Ce programme porte sur la modernisation de différents systèmes, dont l’armement et l’électronique. Les installations de tir des 8 missiles antinavire, aujourd’hui des Exocet MM40 Block2, seront modifiées pour la mise en œuvre d’Exocet Block3/Block3c. Devenu obsolète, le système surface-air Crotale avec ses 8 missiles en batterie et 16 en soute sera débarqué et remplacé par deux Sadral avec chacun 6 missiles Mistral. Ces systèmes proviendront des anciennes frégates anti-sous-marines Dupleix, Montcalm et Jean de Vienne, retirées du service en 2014, 2017 et 2018. Remis à niveau, les Sadral mettront en œuvre la dernière version du Mistral (le M3), avec un autodirecteur amélioré permettant d’accroître la capacité anti-missile mais aussi le traitement des menaces asymétriques, y compris des cibles de surface telles des embarcations rapides. Les FLF rénovées seront aussi équipées du nouveau sonar de coque KingKlip Mk2 qui leur confèrera une capacité de lutte anti-sous-marine qui fait jusqu'ici défaut à ces bâtiments (seul le Surcouf est doté à titre expérimental d'un sonar de coque BlueWatcher depuis 2017). Les moyens électroniques, dont le radar DRBV-15C ainsi que le système de combat des bâtiments (à l’origine fourni par Thales) et les communications, seront par ailleurs modernisés, avec aussi un effort sur la numérisation et la connectivité des systèmes.

Longues de 125 mètres pour une largeur de 15 mètres, les frégates du type La Fayette affichent un déplacement de 3.600 tonnes en charge. Capables d’atteindre 25 nœuds, elles sont armées par 150 marins et sont toutes basées à Toulon.

oui.gif Ouverture à l'automne d'un Centre de préparation militaire Marine à Agen

Le lieutenant de vaisseau de réserve Richard Agenet, assistant départemental pour la Marine en Lot-et-Garonne communique :

Bien que la Marine Nationale n’ait pas d’unité stationnée dans le Lot-et-Garonne, le département a un lien fort avec cette institution. Villeneuve-sur Lot a été la ville marraine de la frégate « Georges Leygues » jusqu’à son désarmement et Agen a également été la ville marraine du PHM CDT BOUAN. Des lycées et collèges sont parrainés par des unités de la marine dans le cadre des classes de défense et de sécurité globale.

Je vous informe et vous prie de bien vouloir faire échos de cette information , que le centre de Préparation Militaire Marine d’Agen ouvrira ses portes en octobre 2019 et sera hébergée par le 48ème régiment de transmission, ce qui permettra également aux stagiaires de voir une autre facette des forces armées.

Vous avez la possibilité d’avoir plus d’information Marine en Aquitaine sur le site marine-aquitaine.org et www.etremarin.fr

LA PRÉPARATION MILITAIRE MARINE : Stage découverte de la marine nationale

Les Préparations Militaires Marine (PMM) sont des stages organisés par la marine nationale qui s’inscrivent dans le prolongement du parcours de citoyenneté effectué par les jeunes Français. En complément de la journée défense citoyenneté, elles visent à susciter leur adhésion à l’organisation et aux valeurs des forces armées.

Ouvert aux jeunes gens à partir de 16 ans, ce stage présente l’organisation, la politique et les enjeux de la défense, l’organisation générale de la marine nationale, avec une présentation de ses missions, des moyens matériels dont elle dispose ainsi que des métiers qui sont exercés au quotidien par des milliers d’hommes et de femmes.

Au travers de 12 samedis répartis sur l’année scolaire, il propose, en Nouvelle Aquitaine , dans les centres de Bordeaux, Poitiers, Rochefort, Brive-la-Gaillarde, Angoulême, Bayonne, Pau  et à partir de cette année à Agen, des formations militaires et maritimes théoriques et pratiques telles que :

-          initiation à la manœuvre, à la navigation et à la sécurité en mer,

-          entraînement au maniement d’armes, au tir et aux défilés,

-          initiation à la lutte contre les incendies.

Des cours dispensés par des moniteurs de secourisme permettent aux stagiaires d’obtenir l’attestation de formation aux premiers secours.

Une période bloquée d’une semaine dans un port militaire est l’occasion d’avoir une première expérience de la vie en équipage et, dans la mesure du possible, d’effectuer une sortie en mer.

A l’issue du stage, les stagiaires volontaires et aptes peuvent intégrer la réserve de la Marine, en suivant une formation initiale de réserviste qui leur fera découvrir les métiers de guetteur de la flotte, fusilier, secrétaire militaire ou marin pompier. Ils effectueront ainsi des activités opérationnelles pendant leurs périodes de réserves rémunérées, généralement au cours des vacances scolaires.

Ils pourront enfin, dès 17 ou 18 ans, postuler pour un engagement pour l’un des trente-cinq métiers que propose la Marine.

oui.gif La Grande-Bretagne, état des lieux maritime à l’heure du Brexit

Source ISEMAR

Au printemps 2019, la Grande-Bretagne entre dans une nouvelle période politique et économique en sortant de l’UE. S’il est difficile de dire ce que seront les prochains mois et années, l’ISEMAR se propose de brosser un large tableau de tout ce qui fait les industries maritimes et portuaires de la nation historiquement la plus liée à mer d’Europe et du monde. En effet, à la fois système insulaire et foyer d’origine du commerce maritime moderne, la Grande-Bretagne va entrer dans un monde nouveau du point de vue des échanges. Cela concerne l’environnement énergétique, le fonctionnement portuaire et les liens rouliers avec le continent. La GB maritime va aussi être affectée par le Brexit, car si le shipping reste à l’échelle globale, être dans l’UE n’était pas une chose neutre et il est probable que le centre maritime majeur qu’est Londres va perdre un peu de sa splendeur. Lire la suite..

oui.gif Cherbourg, la plus grande rade artificielle du monde

L'histoire en images de la construction de la digue qui a donné au port de Cherbourg la destinée qu'on lui connait aujourd'hui en lui conférant une importance stratégique inégalée. Pour en savoir plus....

oui.gif Toulon et sa rade nouveau.png

La rade de Toulon abrite le port militaire de Toulon qui est la principale base navale française en accueillant la majeure partie de la Fore d'action navale comprenant notamment le porte-avions Charles de Gaulle ainsi que les sous-marins nucléaires d'attaque, ce qui représente plus de 60% du tonnage de la Marine nationale.           

 Visitez la rade de Toulon en images...PPS.jpg

oui.gif Une visite virtuelle des bâtiments et aéronefs de la Marine nationale

Cliquer sur le lien et aller à la découverte,…..
C'est superbe et l'on s'y croirait vraiment !!
A visionner sans modération ………….!!!!

http://visites.colsbleus.fr/index.html
 

oui.gif Les plus beaux voiliers du monde : PPS.jpg

oui.gif La face cachée de l'Hermione

La nouvelle Hermione, dont la construction a demandé près de vingt ans, réplique en tout point de la première frégate du XVIIIe siècle, a dû, sécurité oblige, sacrifier à la modernité et répondre aux conditions que l’on exige en 2015, pour autoriser un bateau à prendre la haute mer.

Le document qui vous est proposé montre  comment ces aménagements ont été intégrés dans la frégate.

Pour en savoir plus,  cliquez_ici.gif

 oui.gif Information sur le recrutement dans la Marine Nationale

Chaque année, la Marine nationale propose à 3500 jeunes de 16 à 30 ans du niveau 3ème à Bac+5 de rejoindre ses équipages parmi 50 métiers.

Etre marin, c’est choisir d’être militaire, professionnel de la mer, c‘est choisir d’évoluer dans une institution où les valeurs de solidarité et d’autonomie se vivent au quotidien.

Selon le niveau d’études trois filières d’accès sont proposées pour devenir :

Matelot de la Flotte et quartier maître

Officier marinier

Officier

Cliquez sur une des filières pour en savoir plus

Rappel des critères d’accès

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Quelle que soit leur filière d’accès (matelot, officier marinier,  officier), les marins suivent une formation initiale dans une école de la Marine. Ils peuvent être affectés à terre ou en mer, en métropole ou Outre-mer.

L’Ecole des Mousses s’adresse aux jeunes de 16 à 18 ans qui souhaitent s’engager dans la Marine sans condition de diplôme. Elle offre une formation académique et une initiation au métier de marin militaire pour en faire des matelots aptes à vivre et à travailler en équipage sur les bâtiments de guerre lors d'un premier contrat de 4 ans. Pour en savoir plus cliquez_ici.gif

Tout au long de leur carrière, les marins ont la possibilité de suivre des formations et de passer des concours internes pour évoluer et accéder à des responsabilités supérieures.

> Où s’informer ?

Chaque troisième mercredi du mois de 10 h à 12 h à VILLENEUVE-SUR-LOT, une permanence se tient à la Mairie (rez de jardin, à gauche de l’escalier principal), organisée par le CIRFA MARINE de Bordeaux (Centre d'information et de Recrutement des Forces Armées). Il est nécessaire de prendre préalablement rendez-vous (CIRFA/Marine Bordeaux 05.57.53.60.23)


Adresse postale du CIRFA. : CIRFA Caserne Nansouty 223 rue de Bègles CS21152 - 33068 Bordeaux Cedex

Adresse géographique : 50  rue des Trois Conils Bordeaux Centre

Vous pouvez également vous adresser à notre l'association qui peut vous guider et vous conseiller.

E-mail : ammacdufumelois@free.fr ou en consultant les liens de ce site.
 

Et à tout moment sur le site internet www.etremarin.fr  ou par courriel marine.infocarrieres@wanadoo.fr 

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