Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la page...
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la section...


Infos Marine Marchande


oui.gif 1. Nouvelles du monde de la marine marchande.nouveau.png

 puce.gif 1-1 Le COVID-19 et la Marine Marchande

Le COVID-19 a également des conséquences pour la marine marchande.

  • Des milliers de marins sont bloqués à bord de leurs navires faute de relèves. Des autorités portuaires refusent de laisser débarquer les équipages et les vols d’avion se font de plus en plus rares. En Asie seulement les ports de Singapour et Hong Kong autorisent des changements d’équipage sous des conditions très strictes. Le port de Shanghai autorise uniquement des changements d’équipage pour des navires chinois. L’OIT (Organisation International du Travail) demande que les marins soient considérés comme des travailleurs essentiels vu leur rôle dans l’approvisionnement des pays touchés par le COVID-19.

  • L’IMO (Organisation International Maritime) a publié plusieurs recommandations en relation avec le COVID-19. Ces recommandations concernent les arrivées aux ports, changements d’équipages, permis d’aller à terre pour les équipages, réapprovisionnement en nourriture, revalidations des certificats des officiers et équipages (la plupart des écoles sont fermées).

  • Des navires où des cas de COVID-19 sont constatés sont mis en quarantaine en dehors des limites portuaires avec interdiction de rentrer dans les ports et de débarquer les malades.

  • Certains ports en Asie et au Canada refusent l’accès aux ports pour les navires en provenance des pays où la pandémie fait rage, si le navire a quitté ce pays moins de 14 jours avant son arrivée. Pour cette raison des navires en partance de l’Europe à destination de l’Asie prennent la route via le Cap de Bonne Espérance au lieu de passer par le canal de Suez, ce qui rallonge le voyage d’une semaine. Le gouvernement du Nigéria refuse tout accès aux eaux territoriaux nigériannes à l’exception des pétroliers.

  • Des milliers de conteneurs sont bloqués dans le monde avec une pénurie de conteneurs comme conséquence. Les ports manquent d’espace pour entreposer des conteneurs. Dans le port de Zeebrugge en Belgique, qui est le plus grand port dans le monde pour le transport de voitures, plus de 100.000 voitures sont bloquées. Le port de Manille (Philippines) est congestionné et demande aux navires d’aller décharger dans d’autres ports du pays faute de place de stockage.

  • Le secteur des navires de croisière est très affecté par le COVID-19, la grande majorité des navires ont arrêté leurs activités.

Sources : SPLASH24/7 – OIT - IMO

puce.gif  1.2 Canal de Panama : des surcharges climatiques pour les navires

marmar_avril1.png

Les autorités Panaméennes ont décidé qu’une surcharge de 10.000 US $ sera appliquée, pour chaque navire de plus de 38.1 mètres qui transite par le canal de Panama. Cette surcharge vient en plus des droits de passage déjà en place et qui varient selon le type et tonnage du navire. Les droits de passage du canal de Panama peuvent aller jusqu’à 400.000 US$ et ont rapporté en 2019, 3.239.000.000 US$ au gouvernement de Panama.

Les autorités Panaméennes justifient cette décision en arguant que le niveau d’eau du lac GUTAN a sérieusement baissé suite à une sécheresse que connaît le pays depuis plusieurs mois et que cette surcharge est un moyen de lutter contre le changement climatique.

Suite à cette décision des opérateurs des navires porte-conteneurs ont décidé d’appliquer une surcharge par conteneur qui transite par le canal de Panama. Le transporteur Français GMA-GMC et l’Américain APL facturent 15 US$ par conteneur et le Danois MAERSK 30 US$ par conteneur.

marmar_avril2.png

Le canal de Panama a une longueur de 77 km et relie l’océan Atlantique à l’océan Pacifique. L’idée de construire ce canal date du XVI° siècle mais les premières travaux ont commencé en 1880 sous l’impulsion du Français Ferdinand de LESSEPS, qui venait de terminer la construction du canal de Suez. Ce fût un échec chèque financier et ce sont finalement, les Etats-Unis sous la direction du Colonel George Washington GOETHALS (d’origine Belge) qui ont terminé la construction. Le canal fût inauguré en 1914.

Entre 2007 et 2016 des importants travaux d’élargissement ont été réalisés permettant aux navires porte-conteneurs d’une capacité de 12.000 TEU (contre 5000 TEU avant), d’une longueur de 366 m , d’une largeur de 49 m et d’un tirant d’eau de 15 m de passer par le canal.

Sources : SPLASH24 – Courrier international – Wikipeda

puce.gif  1.3 GPM Bordeaux : en 2019 le port girondin accuse un nouveau repli de ses trafics

marmar_avril3.png

L’année 2019 a été difficile pour le port girondin. Le Grand port maritime accuse un repli de 3,5% de son trafic global à 6,8 Mt. Un repli dû principalement aux vracs solides et aux marchandises diverses. Les vracs liquides ont pour leur part connu une meilleure année avec une hausse de 1,1% à 4,7 Mt, liée à un nouveau schéma logistique du pétrole brut de la part du groupe Vermillon.
La principale baisse de trafic des vracs solides est à mettre au passif de la filière céréalière. Les exportations accusent une baisse de 18,6% à 571 016 t. Pour la seconde année consécutive, cette filière souffre. La cause vient du « manque de compétitivité de la ressource locale, la piètre qualité de la récolte de maïs et la concurrence internationale », indique la direction générale du GPM de Bordeaux. Les produits en sortie de mer Noire ont supplanté la production locale laissant des stocks importants localement. Second trafic en baisse sur les quais girondins, les ferrailles accusent une diminution de 40,7% à 55 222 t. Les trafics de ferraille, présents sur le port depuis quelques années, se sont tassés. Et parce qu’une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, la filière des engrais, liée à celle des céréales, a aussi souffert en 2019. Les entrées d’engrais manufacturés ont perdu 14% en 2019 à 211 530 t. De plus, à l’entrée, les importations d’ammoniaque, qui entrent dans la composition des engrais, ont suivi le mouvement avec une diminution de 8,1% à 242 669 t.

Source : Ports et corridors

oui.gif 2. Quelques chiffres. 

Quatre-vingt-dix pour cent (90%) de commerce mondial se fait par voie maritime, elle est la clé  de l’économie mondiale. La flotte mondiale de la marine marchande ou marine de commerce compte environs 91.000 navires, dont 269* sous pavillon français avec une capacité de + 2.000.000.000 Tonnes de port en lourd (DWT)

La flotte Française* est composé de :

Nombre

Type

Nombre

Type

9

Paquebots /navires de croisière

15

Cargo polyvalents et mixtes

41

Transbordeurs

25

Portes conteneurs

17

Vedettes à passagers

59

Navires Offshore

34

Pétroliers

40

Navires spécialisés

7

Transporteurs gaz liquide

19

Rouliers / RO-RO

1

Transporteurs vrac sec

*Données au 1 janvier 2019 : source Direction Générale des infrastructures, des transports et de la mer

Les plus importantes nations maritimes en nombre de navires sont:

Mondiale**

Européens**

Indonésie***

9000 navires

Malte

2205 navires

Panama

7900 navires

Italie

1400 navires

Japon

5299 navires

Grèce

1350 navires

Chine

4600 navires

Grande Bretagne

1150 navires

Singapore

3500 navires

Chypre

1020 navires

Les plus importantes nations maritimes en port en lourd DWT

Mondiale**

Européens**

Grèce

330 176 000

Grèce

330 176 000

Japon

223 615 000

Allemagne

107 119 000

Chine

183 094 000

Norvège

50 390 000

Allemagne

107 119 000

Royaume Unie

40 950 000

Singapore

103 583 000

Danemark

30 212 000

Hong Kong

97 808 000

Suisse

24 900 000

Corée du Sud

77 278 000

Belgique

23 630 000

**Chiffres approximatifs – source UNTAD report 2018

*** Que le pavillon Indonésien compte le plus grand nombre de navires au monde est partiellement due au fait de la protection de pavillon, seule des navires battant le pavillon Indonésien peuvent travailler dans l’industrie pétrolière, services portuaire, construction ou en cabotage. 

Sur l’échelle mondiale la marine marchande emploie approximativement 466.000 officiers et 721.00 membres d’équipage, 20% des équipages sont de nationalité Philippine. La marine marchande française compte environs 3.000 officiers.

 oui.gif 3. Les armateurs Français. 

La France compte environs soixante armateurs opérant dans les différentes branches de l’industrie. Les principales activités sont les transports de conteneurs, pétrole, gaz, passagers et les activités offshores.

De plus amples informations concernant des armateurs et leurs activités sont disponibles sur  www.armateursdefrance.org

oui.gif 4. Les carrières à la marine marchande

La marine marchande offre des carrières stables pour des officiers pont (Commandant) et des officiers mécaniciens (Chef mécanicien). Les officiers pont sont en charge de la navigation, les chargements ainsi que la sécurité et sureté. Le Commandant a la responsabilité globale du navire. Les officiers mécaniciens ont en charge côté technique du navire.

  Les salaires sont en fonction du grade et peuvent aller de 3.000 à 5.000 Euros voir plus selon la taille et type du navire. Si les périodes de navigation peuvent être longues (jusqu'à 3-4 mois d'affilée), elles sont suivies de récupération tout aussi longues. Trois mois de vacances peuvent succéder à trois mois de travail, un rythme que certains apprécient. Dans l’industrie off-shore, la rotation 4 semaines à bord suivie de 4 semaines de récupération sont en générale la règle. 
 

           

       

oui.gif 5. L’enseignement et les carrières maritimes en France et en Europe. 

L’enseignement

L’enseignement maritime en France et dans le monde est basé sur des conventions internationales de l’Organisation Maritime Internationale – IMO – qui est l’agence des Nations Unies pour les affaires maritimes. La convention Internationale STCW 2012 – Standard Training for Crew and Watchkeeping – définit les critères minimaux pour la formation des marins, aussi bien les officiers que les équipages. Toutes les nations qui sont membres des Nations Unies et qui ont ratifiées la convention STCW 2012 ont les mêmes minima pour la formation des marins. Un grand nombre des écoles d’enseignement maritime ont des standards plus élevés que le minimum requis par la convention. En Europe les études maritimes sont du niveau BAC + 5. Les diplômes délivrés par les écoles nationale supérieures maritimes – ENSM - sont reconnues dans le monde entiers et vous autorisent  de naviguer sous tous les pavillons.

Les écoles en France :

ENSM de Marseille - 39, avenue du Corail CS 50040 - 13285 Marseille Cedex 08
Numéro du site de Marseille : +33(0)9 70 00 04 72 / ensm.marseille@supmaritime.fr                        

ENSM du Havre - 10, Quai Frissard - 76600 Le Havre
Numéro du site du Havre : +33(0)9 70 00 03 80 / ensm.lehavre@supmaritime.fr

ENSM de Saint-Malo - 4, rue de la Victoire BP 109 - CS 71831 - 35412 Saint-Malo Cedex
Numéro du site de Saint-Malo : +33(0)9 70 00 04 10 / ensm.saint-malo@supmaritime.fr

ENSM de Nantes - 38, rue Gabriel Péri BP 90303 - 44103 Nantes Cedex 04
Numéro du site de Nantes : +33(0)9 70 00 04 30 / ensm.nantes@supmaritime.fr

Il est à noter qu’en générale dans la majorité des pays Européens l’accès à l’enseignement maritime se fait par concours ce qui est également le cas en France. Ceci a comme conséquence qu’un grand nombre de jeunes Français font leurs études en Belgique (Anvers) à l’Antwerp Maritime Academy  (HZS/ESN) qui a une section française. 

Antwerp Maritime Academy - Noordkasteel Oost 6 - 2030 Antwerpen. Tel. +32 (0)3 205 64 30 

E-mail: info@hzs.be

oui.gif Les carrières 

Dans la marine marchande les promotions peuvent être très rapides et souvent on peut atteindre le poste de Commandant ou Chef  mécanicien à l’âge de 30 ans. Mais les carrières de navigants aussi bien pour les officiers pont que mécaniciens sont relativement coutes. En générale et ceci pour des raisons familiales les carrières de navigant se terminent après 10 à 15 ans.  De nos jours il est rare que quelqu’un reste en mer jusqu’à l’âge de la retraite.
    
La question souvent posée  est : QUE PEUT-ON FAIRE APRES UNE CARRIERE DE NAVIGANT ? 

Après une carrière de navigant, les diplômes des écoles supérieures maritimes vous donnent accès à un grand nombre de poste dans différent branches de l’industrie maritime comme le pilotage, les administrations portuaires, l’administration maritime, les sociétés de classification comme le Bureau Veritas,  les compagnies d’assurance spécialisées dans l’assurance maritime, les chantiers navals, pour ne citer que ceux-là. Les compagnies pétrolières emploient un grand nombre d’anciens navigants comme spécialistes marine pour leurs opérations off-shore. On retrouve un grand nombre de Chef-Mécanicien comme cadres dans les raffineries et l’industrie pétrochimique. En générale les anciens navigants sont appréciés pour leur compatibilité à confronter et résoudre les problèmes posés rapidement. 
 



booked.net
+23
°
C
+23°
+19°
Fumel
Lundi, 02

Free counters!

MENTIONS LEGALES

Notre partenaire

cercle nautique Fumélois